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NEIL YOUNG HISTORY

 

La plus énigmatique figure issue de tous les chanteurs des années 7O est sans doute l'artiste complet qu'est Neil Young. Né à Toronto le 12 novembre 1945, Neil est le fils d'un journaliste sportif. Il passe son enfance à Winipeg, où il forme le groupe pop Neil Young and the Squires, mais il abandonne bientôt cela pour travailler comme chanteur folk dans les clubs du Canada et de la frontière américaine. C'est pendant cette période qu'il rencontre Steve Stills -pour la première fois- et en 1966, il traverse tout le continent américain dans sa vieille Pontiac de 1953 avec l'intention d'aller chercher Stills à Los Angeles.

Ensemble, ils forment Buffalo Springfield, un des groupes les plus importants de la west-coast, mettant bien en valeur la voix étrange de Neil Young et son penchant pour les chansons de rockn'roll mélodique (Broken Aroow, Mr Soul, Nowadays Clancy can event sing, I'm a Child, Out of my Mind etc) le confirment comme un talent original.

En janvier 1969, après une période de réclusion à Topanga Canyon, il sort sont premier album solo, Neil Young, qui est une déception totale par rapport à la qualité de son travail du temps de Buffalo Springfield : la production est très confuse et les compositions relativement pauvres. Pourtant, une nouvelle version remixée par Neil Young lui-même verra le jour rapidement : cette seconde mouture sera nettement meilleure que la première.

C'est pendant l'enregistrement de cet album que Young rencontre le groupe de la côte ouest, les Rockets. La composition du groupe comprend :

- Danny Whitten (guitare et chant)

- Ralph Molina (batterie)

- Billoy Talbot (basse).

C'est sous le nom de Crazy Horse qu'ils accompagnent Neil Young sur son second album solo, Everybody Knows This is Nowhere, sorti en juillet 1969.

Plusieurs titres se détachent, et notamment Runnin'Dry (requiem for the Rockets), Cowgirl in tne Sand et surtout Down By the River, morceau de bravoure. C'est album est beaucoup plus rockn'roll que le précédent, enrichi d'intéressessants duos de guitare électrique entre Whittent et Young.

Sur un niveau commercial, néanmoins, Neil Young est loin d'avoir atteint la popularité de Crosby, Stills & Nash. C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles Young accepte de se joindre aux trois géants, semblant intéressé par les avantages financiers d'une telle association.

Son troisième album solo, After the Golds Rush sorti en septembre 1970, et enregistré avec le Crazy Horse, mentionne la participation du brillant guitariste Nils Lofgren. Riche en mélodies puissantes et images évocatrices, c'est carrément une nouvelle ère pour Neil Young. A partir de cet instant, sa carrière et sa renommée dépasseront aux  yeux du public, celle de CSN&Y. Pourtant et sans en connaître vraiment les raisons, Neil Young manque toujours le coche afin d'être LA vedette du moment. C'est ainsi qu'il faudra attendre dix-huit mois pour voir la sortie en mars 1972 de Harvest. L'album, néanmoins se vend par millions, mais les fans avertis n'y voient qu'une réplique de qualité de l'album After the Gold Rush. Les mélodies par elles mêmes sont aussi superbres qu'auparavant, mais les textes ne sont pas aussi efficaces qu'on aurait pu l'attendre.

La renommée de Neil Young va diminuer aussi rapidement qu'elle a fleuri. C'est en décembre 1972 que sort l'étrange double album Journey Through the Past, coincidant avec le film du même nom.

Des rumeurs étranges commencent à circuler sur le compte de Neil Yong, et effectivement, pendant plusieurs mois, il n'apparait pas souvent en public, en raison peut-être de l'échec de Journey... Ce n'est qu'à la fin de 1973 que sort l'album en concert Times Fade Away, enregistré à l'occasion de différentes prestations américaines, et sur lequel il est accompagné par les Stray Gators ( la même composition que pour Harvest : Jack Nitzsche (claviers), Ben Keith (steel guitar), Tim Drummond (basse) et Johnny Barbata (batterie)... ainsi que Crosby et Nash aux vocaux.

Pour beaucoup de fans, cet album sera décevant et marquera un demi-échec commercial.

C'est en 1976 que sort Zuma, marquant un nouveau retour de Neil au public sous la forme d'une série de concert avec un nouveau Crazy Horse (Molina, Talbot et Frank Sampedro à la guitare rythmique). Il semble qu'enfin, Neil Young a chassé les fantômes de Whitten et Berry.

La même année, il enregistre un album avec Steve Stills : Long May You Run, et dessine les plans d'un triple album, sorte d'anthologie de sa propre carrière, dont le titre prévu est American Stars and Bars. A cause de multiples problèmes de pochette, la sortie de ce disque sera retardée pour finalement voir le jour sous la forme d'un album simple, l'anthologie, quant à elle, sortira bien plus tard, sous le titre de Decade.

Depuis Neil Young n'a pas chômé, puisqu'il a sorti successivement, Comes a Time, Rust Never Sleeps et Live Rust, enregistré en concert. Un film accompagne Rust Never Sleeps et fut présenté au Festival de Cannes en 1980. En dépit de sa nature énigmatique et imprévisible, les enregistrements de Neil Young restent parmi les plus importants de toute la dernière décade. Malglé ses hauts et ses bas, son talent est indéniable. Tous ses albums sont d'un intérêt certain et Neil Young mérite une place de choix dans toutes les discothèques rock qui se respectent.

In Encyclopedie Illustree du ROCK de Nick Logan & Bob Woffinden (adaptée par Jean Bernard Hebey) Salamander 79 RTL 80

 

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